Orientations 2019-2023
4.2. Mettre sur pied une commission de réflexion composée de jeunes de moins de 35 ans qui se rassemble régulièrement afin d’émettre avis et conseils au Comité de Fédération et au corps pastoral, et ainsi les aider sur la façon dont l’Eglise pourrait être plus pertinente pour la société et la génération présente.
4.3. Il est nécessaire de revoir tant le règlement de travail que la procédure d’introduction d’une plainte afin qu’ils puissent être adaptés tant à la législation en vigueur qu’au contexte ecclésial actuel, et ce en Belgique et au Luxembourg.
4.4. Il serait bien de dégager un budget afin de rénover et moderniser les bureaux de la Fédération, y compris les installations pour des réunions en ligne afin d’améliorer l’efficacité et contribuer à l’aspect écologique.
Les quatre dernières années n’ont pas été des plus faciles dans l’histoire de la Fédération. La pandémie qui a débuté en mars 2020, un an à peine après le début de ce mandat, a généré des défis tout à fait inattendus, tant dans la vie personnelle des membres d’église que dans la vie ecclésiale de la Fédération. L’impact de cette pandémie sur la santé spirituelle des gens et sur la vie spirituelle des Églises ne peut être sous-estimé. En dépit de cela, les rapports des différents départements et pôles témoignent de la vitalité de la Fédération. L’équipe que j’ai eu le privilège de diriger ces quatre dernières années s’est malgré tout attelée à la tâche et a essayé de faire au mieux avec les ressources dont elle disposait.
Covid19
Il est évidemment indéniable qu’un grand nombre des projets de la Fédération ont été brusquement interrompus en mars 2020. À partir du 12 mars, toutes les églises de la Fédération ont dû fermer leurs portes et célébrer les cultes dans le seul cadre familial. Nous ne savions pas à l’époque que cette situation allait perdurer pendant plus d’un an et demi. Cette période a causé énormément de souffrances personnelles. Les personnes malades et âgées n’ont plus pu être visitées. Certains personnes ont dû affronter un deuil dans la solitude. Et la quarantaine obligatoire a créé une pression psychologique certaine. Toutes les tranches d’âge de l’église, des plus âgés aux plus jeunes, ont directement ou indirectement ressenti les effets de ce virus.
Bien que toutes les activités de la Fédération aient été interrompues, l’équipe des pasteurs a basculé sur l’utilisation de médias numériques avec une rapidité admirable. Des ressources ont aussitôt été recherchées pour permettre aux services de culte de se poursuivre en virtuel. En plus du téléphone, des logiciels nécessaires ont été installés pour maintenir le contact avec les membres par Internet. Grâce à cela, même après la pandémie, les réunions, les études bibliques, les soirées de prière et les sessions de formation peuvent toujours facilement se tenir en ligne. C’est ainsi que la plupart des réunions convoquées par la Fédération sont désormais organisées de manière hybride. Elles se déroulent à la fois en présentiel et en ligne.
Pendant la pandémie, des modalités et règles de rencontres ont été définies en Belgique par le Conseil Administratif du Culte Protestant Évangélique (CACPE), en concertation avec le Ministère de la Justice. Elles ont été communiquées à toutes les églises adventistes par le biais du document « Lignes directrices pour les cultes protestants et évangéliques dans le cadre de la crise sanitaire Covid-19 ». La dernière mise à jour de ces directives a été publiée le 7 mars 2022. Toutes les restrictions ont alors été levées dans l’ensemble des régions. Au Grand-Duché de Luxembourg, des règles différentes ont été appliquées et les restrictions imposées par les autorités ont été levées plus tôt. La Fédération s’est toujours basée sur la législation locale et l’a imposée aux églises.
Outre les nombreuses réunions hybrides, les répercussions à moyen terme de la pandémie concernent principalement la fréquentation des églises qui, bien souvent, n’est pas encore revenue à celle d’avant 2020. De nombreux membres ont continué d’assister aux services religieux en ligne, malgré une prise de conscience accrue de l’importance des contacts personnels. Sur le plan financier, notamment en termes de dîmes, la pandémie ne semble pas avoir eu d’impact permanent. Par contre, les offrandes, qui n’étaient déjà pas très élevées avant 2020, sont en nette diminution. Ces prochaines années permettront de mieux cerner l’impact à long terme de cette pandémie majeure sur notre Église.
Avant la pandémie
Au cours de sa première année de mandat, le Comité de la Fédération s’est employé avec énergie à définir un thème et une politique clairs pour la Fédération. En novembre 2019, il a déterminé une ligne de conduite sur base de laquelle des projets de stratégie et des programmes devaient être élaborés au cours de l’année 2020: “Conduites par l’amour, les églises adventistes du septième jour aident les hommes et les femmes à vivre une vie pleine de sens, à servir leur communauté et à partager l’Espoir en Dieu, en harmonie avec la Bible”. Les trois éléments – favoriser une vie pleine de sens, servir la communauté et partager l’espérance de Dieu – devaient devenir la base de toutes les activités et formations de la Fédération. Malheureusement, en raison de l’incertitude totale engendrée par la pandémie qui s’est déclarée quelques mois plus tard, rien de tout ceci n’a finalement pu voir le jour.
Centenaire de la Fédération
Au plus fort de la pandémie, la Fédération a tout de même pu célébrer un moment fort. Le sabbat 17 avril 2021, le 100ème anniversaire de la Fédération a été fêté lors d’un congrès en ligne. La Fédération a été créée en 1921 sous sa forme actuelle. L’Église existait déjà en Belgique depuis 25 ans, mais la Fédération a alors été fondée, devenant ainsi l’une des premières associations en Belgique. La journée a été ponctuée d’une prédication en ligne, d’une école du sabbat interactive, d’un concert virtuel en soirée et, ce qui peut être considéré comme point d’orgue, d’un après-midi retraçant l’histoire de la Fédération au moyen de vidéos, de photos d’archives et d’interviews. Il convient de saluer tout particulièrement le travail de Valérie Ballieux, qui a œuvré d’arrache-pied pour effectuer les recherches nécessaires et coordonner les différents enregistrements.
Commissions
Une bonne partie du travail du Comité de la Fédération est préparé au sein de diverses commissions. Au début de chaque mandat, trois commissions permanentes sont nommées à cet effet : La Commission des Ressources Humaines, la Commission financière et la Commission de Doléances et conciliation. Cette dernière commission n’a pas eu à se réunir au cours du dernier mandat. Elle n’est convoquée que si une plainte est introduite auprès du Comité de la Fédération relative à une décision du Comité ou à un conflit impliquant des pasteurs.
Une rencontre interdépartementale de concertation, déjà mise en place lors du mandat 2015-2019, a continué à fonctionner durant ce mandat. Tous les responsables de départements, le secrétaire général et le président y participent. Elle vise principalement à coordonner les différentes activités des départements et à éviter les conflits d’agenda. A l’avenir, ces concertations devraient se réunir plus souvent afin de mieux encadrer l’ensemble des activités de la Fédération et ainsi créer plus de cohérence entre les différents départements.
La Commission Bien-être au travail, créée suite à l’amendement à la loi du 1er septembre 2017 sur le bien-être au travail, se réunit une fois par an pour évaluer la politique en matière de risques psychosociaux accrus des pasteurs. Cette commission est dirigée par le secrétaire général et tous les employés de la Fédération en sont membres. Aucune nouvelle mesure n’a été prise au cours du mandat écoulé.
Au début de l’année 2022, une nouvelle commission a été mise en place par le Comité de Fédération. Lors de l’Assemblée générale de 2019, la recommandation suivante avait été formulée par la Commission d’Orientations : « 4.2. Mettre sur pied une commission de réflexion composée de jeunes de moins de 35 ans qui se rassemble régulièrement afin d’émettre avis et conseils au Comité de Fédération et au corps pastoral, et ainsi les aider sur la façon dont l’Eglise pourrait être plus pertinente pour la société et la génération présente ». Cette commission consultative des jeunes est composée de neuf jeunes âgés de 18 à 35 ans, sous la direction alternée des membres de l’AdCom. Le Comité de Fédération a accordé une grande liberté à cette commission en lui donnant accès à l’ordre du jour et à ses aux décisions. Elle est également habilitée à donner des conseils, sollicités ou non, au Comité et aux pasteurs sur les sujets de son choix. La commission a commencé à travailler avec enthousiasme mais il s’est avéré extrêmement difficile de la maintenir en activité. Les emplois du temps chargés des jeunes et les examens n’ont pas facilité les choses. Cette commission a néanmoins le potentiel pour devenir une voix pertinente représentant les jeunes de notre église et les questions auxquelles ils sont confrontés. Une voix qui n’est bien souvent pas entendue dans l’Église. Je recommande donc que cette commission soit maintenue et mieux organisée au cours du prochain mandat.
Pasteurs
Ce mandat a été marqué par une nette augmentation du nombre de pasteurs. La principale préoccupation reste le nombre de pasteurs néerlandophones pour les églises flamandes de notre Fédération. Dès le début de ce mandat, nous avons dû faire nos adieux à deux pasteurs néerlandophones, Maria Delgado et Christian Bultinck. Maria est partie de sa propre initiative et Christian a repris son travail d’enseignant. En 2020, deux pasteurs néerlandophones ont été engagés pour alléger la charge de travail dans la région flamande : Leendert Brouwer et Alex Ibragimov. Malheureusement, ils ne sont pas restés longtemps en poste dans notre Fédération. Quelques mois plus tard, Leendert a reçu un appel du Kenya pour travailler comme professeur à « l’Adventist University of Africa » et nous n’avons malheureusement pas pu renouveler le contrat d’Alex. L’un des deux étudiants belges de l’Université Adventiste de Collonges-sous-Salève, Fabio Luna, a été accueilli cette année-là. Un an plus tard ,l’autre étudiant, Jérôme Raucy, a rejoint le corps pastoral. Fabio a terminé son stage avec succès et Jérôme est actuellement dans sa deuxième année de stage.
En 2021, nous avons également accueilli Ebrard Da Costa en tant que pasteur pour les églises du Grand-Duché de Luxembourg. En plus de cette charge, il s’est vu confier la direction d’ADRA Luxembourg. Fin 2021, nous avons pu accueillir un autre pasteur néerlandophone, Dussan Cevallos. Il a été engagé à temps partiel afin de lui permettre d’obtenir son master en théologie à la Faculté de théologie protestante et d’études religieuses de Bruxelles. En 2021, nous avons pris congé de Ion Lascu qui a pris une retraite bien méritée. En 2022, un nouveau pasteur roumain, Adelin Lucian Costache, lui a succédé. Il a été engagé sur recommandation d’une commission de recherche mise en place pour l’occasion.
En octobre 2020, Johan Delameillieure a pris une retraite bien méritée. Johan a servi l’Église en Belgique pendant plus de 40 ans, non seulement en tant que pasteur mais aussi en tant que responsable de différents départements. Après sa retraite, il est resté actif à 20 % en tant que pasteur, responsable d’une église.
Au début de l’année 2023, nous avons pu apporter un soulagement aux églises flamandes en accueillant deux pasteurs néerlandophones au sein de l’équipe. Le couple Thirza van den Broek et Marcelo Reis ont tous deux terminé leurs études au Newbold College en Angleterre et ont commencé leur stage de deux ans à Anvers, respectivement à l’église flamande et dans le groupe hispanophone d’Anvers, ce dernier ayant besoin d’un pasteur qui parle espagnol et néerlandais.
La Fédération emploie actuellement 14 pasteurs. Parmi eux, 5 néerlandophones (2 à temps partiel), 6 francophones (1 à temps partiel) et 3 allochtones. Vous trouverez plus de détails dans le rapport de l’Association pastorale.
Personnel administratif
Début 2023, nous avons également pris congé de Chantal Dhoosche. Elle était le principal contact entre les églises et la Fédération, notamment en ce qui concerne les rapports trimestriels et le recensement des membres. Elle a également pris une retraite bien méritée. Entre-temps, une remplaçante lui a été trouvée. Si tout se passe bien, Zainabu Juma entrera en fonction au début du mois de juin. Elle maîtrise parfaitement le néerlandais, le français et l’anglais et possède les connaissances administratives nécessaires.
Le bureau d’ADRA-Belgique s’est également considérablement renforcé au cours des quatre dernières années en accueillant Zoe Nolis, Sevil Yigit et Alicia Lepage. Bien que ce renforcement d’ADRA soit hautement souhaitable, elle met la Fédération au défi de fournir de bons espaces de travail en termes de bureaux.
Responsables de département
Lors de chaque mandat, le Comité de la Fédération doit relever le défi de trouver les différents responsables de départements. La Commission de Nominations fonctionnant lors de l’Assemblée Générale ne propose généralement que les responsables rémunérés des départements ou des pôles. C’est ensuite au Comité de la Fédération de trouver les autres responsables de départements durant le mandat. Il s’agit des responsables des départements ESDA et IEBC, du Ministère auprès des enfants néerlandophone et francophone, du Ministère des femmes, du département de la santé, de l’Association pastorale, du département des Besoins Spécifiques et celui de la communication. Des volontaires ont finalement été trouvés pour tous ces départements, à l’exception du Ministère auprès des enfants néerlandophone et du département des Besoins Spécifiques. Ce dernier est destiné aux personnes ayant besoin d’aide pour suivre les services ou activités, ou se rendre dans les lieux de cultes.
Grand-Duché de Luxembourg
Ces dernières années, l’Église adventiste a connu une croissance constante au Luxembourg. Cette croissance concerne principalement les lusophones. Ceux-ci représentent environ 16 % de la population luxembourgeoise. Avant la pandémie, un nouveau groupe lusophone s’était établi dans la capitale luxembourgeoise avec un nombre important de membres. Malheureusement, divers problèmes sont apparus entre ce groupe, les deux autres églises et le pasteur. Il en est résulté une rupture totale de confiance entre eux. Pendant la pandémie, le groupe s’est auto-dissous, et après la pandémie, certains membres sont heureusement revenus dans l’une des deux églises existantes.
Bien que l’Église au Luxembourg soit en pleine croissance, une grande partie du travail repose sur les épaules des mêmes personnes. C’est ce qui est apparu clairement lors de la recherche d’un directeur pour ADRA Luxembourg. Après des années de service bénévole, Paul Junker a pris sa retraite pour jouir d’un repos nécessaire. Il s’est toujours considérablement investi en faveur d’ADRA Luxembourg et a permis à l’organisation de se faire connaître au Luxembourg. Lors de la nomination d’Ebrard Da Costa comme nouveau pasteur au Luxembourg, il lui a été demandé d’assumer la direction d’ADRA à titre temporaire. ADRA Luxembourg doit se renouveler et pour assurer son avenir; elle doit pouvoir délivrer des certificats d’exonération fiscale, ce qui n’est pas possible pour le moment. Cela étant, il est apparu qu’il n’est pas toujours facile de combiner ADRA Luxembourg et le travail pastoral. Il convient donc de trouver une autre solution pour la direction de l’association.
Les Églises au Luxembourg sont organisées en une association qui existe depuis les années ’80. Cette association a une fonction purement administrative, créée en partie afin de disposer d’une entité juridique au Luxembourg. Cette association fonctionnait de manière quasi autonome. Au cours des dernières années, la présidence de cette association est devenue de plus en plus contraignante. Plus spécifiquement avec la création d’une 2ème église au Luxembourg, l’association a commencé à remplir le rôle de la Fédération. Marc Brimeyer, qui avait assuré la présidence ces dernières années, a indiqué ne plus vouloir ni pouvoir assumer cette responsabilité. La direction de l’association a été reprise par la Fédération et un remaniement des statuts s’est avéré nécessaire. L’association fonctionne désormais de manière plus conforme à la structure de l’Eglise.
A intervalles réguliers, le Comité de la Fédération a organisé des réunions dites « Questions & Réponses » au Luxembourg. Au cours de ces rencontres, les participants ont eu l’occasion de poser des questions au Comité de la Fédération, représenté principalement par les administrateurs et les responsables des pôles. Ce fut également l’occasion pour le Comité de la Fédération d’entendre comment il pourrait mieux servir les églises luxembourgeoises dans leur spécificité.
Bâtiments
Au cours du mandat écoulé, quelques projets immobiliers ont été lancés ou viennent d’être achevés. Le premier est celui de l’église de Courtrai. Ce bâtiment avait déjà été acheté mais devait être transformé d’une école en une église. Ce projet est presque dans sa phase finale.
Le deuxième projet est le bâtiment de l’église ghanéenne à Anvers. Pour ce projet, un garage a été acheté dans la Drabstraat à Mortsel. Malheureusement, ce projet a pris beaucoup de retard en raison des problèmes liés à la réaffectation du bâtiment. Après quatre ans, les dernières retouches sont actuellement apportées aux plans en vue de l’obtention du permis définitif.
Un projet déjà entamé depuis de nombreuses années concerne le bâtiment situé à la rue Brogniez à Anderlecht. Acheté grâce à une offrande du 13ème sabbat, l’église a enfin pu être inaugurée à la fin de l’année 2022. Située dans le même bâtiment que le siège de l’Église Protestante Unie de Belgique, elle offre un cadre frais et moderne à deux communautés : l’Église lusophone et l’Église hispanophone de Bruxelles. La mise en service de ce bâtiment a permis à l’Église hispanophone Bethel de déménager dans le bâtiment de la rue Walcourt, loué à l’origine par l’Église hispanophone Bizet, qui a maintenant élu domicile à la rue Brogniez.
Le Comité de la Fédération a également dû vendre certains bâtiments d’église, principalement parce qu’il n’était plus possible d’en assurer l’entretien ou parce que la communauté avait cessé d’exister. C’est ainsi que les églises de Charleroi et de Malines ont été mises en vente, cette dernière n’ayant pas encore trouvé acquéreur. L’église de Mouscron ayant cessé d’exister, son bâtiment a également été mis en vente.
En réponse à la recommandation 4.4 du Comité d’orientation de réaménager et de moderniser les bureaux de la Fédération, la salle Lambertine a été inaugurée en 2021. Cette salle de réunion est équipée d’une technologie moderne permettant des réunions hybrides. Elle est largement utilisée depuis lors. Cette salle de réunion porte le nom d’une des premières adventistes de Belgique, Mme Lambertine Thonet-Xhaufflaire.
Nouveaux groupes et églises
Trois nouveaux groupes adventistes ont été accueillis officiellement. En 2019, il s’agissait du groupe « Living Hope ». Issu de l’Église internationale de Bruxelles, ce groupe se réunit à la périphérie de Bruxelles, dans la commune d’Asse. La Fédération en est l’église-mère. Le deuxième groupe est celui de « Grammont ». Ce groupe se réunit dans la ville flamande de Geraardsbergen, mais il est francophone et est supervisé par Fabio Luna. Il est issu de l’église africaine francophone Botanique de Bruxelles qui en est donc l’église-mère. Le troisième groupe est le groupe ghanéen de Bruxelles. Il a pour église-mère l’église ghanéenne d’Anvers.
Au cours de cette Assemblée Générale, nous pourrons également accueillir une nouvelle église. Le groupe hispanophone d’Anvers sera, nous l’espérons, accueilli par ses Églises sœurs au sein de la famille des Églises adventistes.
Partenariats
La Fédération est associée de différentes manières à divers organismes et travaille en étroite collaboration avec la structure de l’Eglise adventiste. Notre première affiliation concerne évidemment l’Union franco-belge dont nous faisons partie avec 2 autres Fédérations. Nous sommes représentés par 3 personnes au sein de son Comité et nous siégeons également dans divers organes de concertation des différents départements. De même, nous sommes également représentés au sein du comité de rédaction de la « Revue Adventiste ».
Pour les églises flamandes, nous dépendons du matériel produit par l’Union néerlandaise. Au cours du mandat écoulé, nous n’avons malheureusement pas réussi à établir une coopération étroite avec le Comité restreint de l’Union néerlandaise. Des liens étroits ont néanmoins été établis entre divers groupes de jeunes néerlandophones et des groupes de scouts néerlandais; des échanges réguliers se faisant lors des activités des uns et des autres. Le président fait également partie du comité de rédaction des revues « Advent » et « Contact ».
Depuis 2003, nous sommes une Église partenaire de l’Église Protestante Unie de Belgique (EPUB). Elle représente nos intérêts auprès des différentes autorités belges. Elle nous aide également à obtenir des permis de travail et de séjour et consulte régulièrement toutes les églises partenaires sur les développements politiques et religieux en Belgique. L’EPUB joue un rôle purement administratif et nous sommes totalement autonomes sur le plan de la théologie, de la structure et de l’organisation de l’Eglise.
Ministères indépendants/Organisations parallèles
En plus de la structure ecclésiale, il existe également des ministères qui ne dépendent pas de l’administration de la Fédération. Ils sont généralement appelés « ministères indépendants ». Selon la Conférence générale, deux variantes existent: les « Supportive » (de soutien) et les « Nonsupportive ». Ces derniers sont des ministères qui ne veulent pas coopérer avec la structure de l’Église et qui, dans certains cas, s’opposent même à l’Église officielle. La nécessité de ministères indépendants est évidente : la Fédération ne peut pas effectuer tout le travail à elle seule. Les membres doivent donc avoir la possibilité de s’organiser indépendamment de la structure de l’Église et d’offrir leurs services. A cette fin, l’Union a rédigé un document qui définit les conditions pour être reconnu comme Ministère indépendant et être labellisé « de soutien ». Ces conditions sont basées sur celles de la Conférence générale telles que définies dans le « Working Policy ».
En Belgique aussi, nous avons quelques ministères indépendants. Malheureusement aucun d’entre eux n’est considéré comme « de soutien ». Cela ne veut pas dire qu’ils ne font pas du bon travail, mais jusqu’à présent, ils n’ont pas voulu remplir les conditions du document de l’Union. Deux nouveaux ministères indépendants ont vu le jour au cours du dernier mandat : « The Good Way » et « Adventschool ». Ce dernier a créé une école sous la forme d’un enseignement collectif à domicile utilisant le matériel pédagogique de « Christian Education Europe ». Il n’y a pas de coopération entre la Fédération et l’école « advenstiste ».
Bien que sur le principe nous soyons ouverts aux Ministères indépendants, d’autant plus que la Fédération et les Eglises ont besoin de toute l’aide possible pour proclamer l’Evangile, nous trouvons cependant extrêmement regrettable qu’une coopération ne soit pas possible. Néanmoins, nous devons également reconnaître qu’il est parfois préférable pour la Fédération et le ministère indépendant d’agir de manière réellement indépendante. Bien entendu, la Fédération reste ouverte à toute coopération future.
Remerciements
Je tiens à remercier tout particulièrement toutes les personnes avec lesquelles j’ai eu le plaisir de travailler au cours de ce mandat. Bien sûr, mes co-administrateurs, Edouard Ajinça et Christian Sabot. J’ai toujours pu compter sur vous, en particulier pendant la courte période où j’étais malade, et j’ai toujours eu le sentiment de ne pas être seul. Le travail de secrétariat de Chantal Dhoosche et de Valérie Ballieux a également été très précieux. À elles deux, elles ont une connaissance approfondie de l’histoire de la Fédération, de son fonctionnement et de ses procédures. Il est impossible d’exercer la fonction de président sans leur aide. Je tiens tout particulièrement à remercier Valérie. Elle est d’un grand soutien et d’une grande aide pour moi et pour tous les membres du bureau. Sa porte est toujours ouverte pour partager et se décharger de ses soucis.
Bien entendu, je remercie également tous les responsables de pôles et départements. Il n’a pas été facile pour vous de gérer votre département, surtout pendant la pandémie. Mais vous avez persévéré et trouvé autant que possible d’autres moyens de soutenir les églises, les membres et les jeunes dans leur vie de foi et dans leurs activités.
Je tiens à remercier tout particulièrement mes collègues du corps pastoral. Les discussions ouvertes, les questions pointues, mais surtout les rires et l’atmosphère détendue rendent le travail et la présidence au sein de cette Fédération particulièrement agréables. Cela n’aurait pas été possible sans l’aide et l’amitié des responsables de l’Association pastorale : Rudy Van Moere et Luc Delameillieure.
Merci également au Comité de Fédération et aux différents membres des diverses commissions. Merci pour votre soutien, mais certainement aussi pour votre volonté d’assister à des réunions supplémentaires et d’aider à trouver des solutions à tant de problèmes différents.
Enfin, je voudrais rendre un hommage particulier aux pasteurs et aux membres du personnel qui sont décédés au cours du dernier mandat. Ils se sont dévoués à la Fédération et aux différentes communautés pendant de nombreuses années.
Jean Geeroms (2 février 1932 – 9 novembre 2019)
Roza Saveniers (6 avril 1932 – 11 septembre 2020)
Roger Lenoir (21 novembre 1921 – 12 novembre 2020)
Léon Liénard (31 janvier 1926 – 2 juin 2021)
Hans Jongkind (13 juillet 1944 – 6 juin 2021)
Daniëlle Boumann-Maes (17 juin 1942 – 12 octobre 2022)
Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ.
1 Corinthiens 15:57
Recommandations
Comme toujours, l’Église en Belgique et au Luxembourg est confrontée à un certain nombre de défis. Les plus grands défis sont d’atteindre la population autochtone, de continuer à impliquer les jeunes dans l’Église, de faire de l’Église un lieu accueillant et sûr pour tous; et d’entretenir et d’acheter des bâtiments d’Église. Les recommandations suivantes peuvent être utiles.
- Au cours du mandat écoulé, des investissements considérables ont été consentis au niveau de l’équipe pastorale. Bien qu’il y ait toujours un besoin du côté flamand, nous avons maintenant la possibilité de libérer sérieusement un pasteur pour créer une communauté postmoderne ou contemporaine. Il faudrait toutefois que ce pasteur ait une connaissance culturelle suffisante de la Belgique et de la pensée contemporaine pour savoir comment établir un lien avec les autochtones.
- Le Comité consultatif de la jeunesse devrait être maintenu. Cependant, il mérite plus d’attention et il est recommandé de nommer un président permanent. Il pourrait s’agir du président de la Fédération ou d’un pasteur qui sait écouter et formuler/relayer les besoins et les discussions des jeunes avec le Comité de Fédération, les pasteurs ou avec d’autres groupes.
- Former les pasteurs et les églises de la Fédération dans les domaines suivants :
- formation de leaders- dans les années à venir, préparer davantage l’équipe des pasteurs à occuper des postes de direction dans notre Fédération et dans l’Union.
- Églises sûres – aider, par l’intermédiaire des pasteurs, à faire des églises un environnement sûr pour tous. Là où, en toute sécurité, les gens avec leurs préoccupations, leurs problèmes et leurs luttes peuvent trouver un foyer. Il est également important que les pasteurs sachent reconnaître les abus (sexuels, spirituels, physiques ou mentaux) et qu’ils sachent comment agir. En fin de compte, les victimes d’abus devraient se sentir en sécurité et protégées dans nos congrégations.
- sensibilisation aux relations avec les musulmans – la part de la population belge et luxembourgeoise qui n’appartient pas à la tradition chrétienne mais qui est culturellement ou religieusement musulmane augmentera de manière exponentielle dans les années à venir. Outre la population autochtone, nous devrons également être en mesure de partager le message avec nos frères et sœurs musulmans. Une connaissance approfondie de la culture et de la religion musulmanes est essentielle. Encourager les prédicateurs à participer à des cours de formation tels que EMOUNA peut s’avérer très utile à cet égard.
- En consultation avec le ministère des femmes, le ministère des enfants, l’association pastorale et le pôle jeunesse, élaborer un protocole et une formation sur les abus sexuels, physiques, spirituels et mentaux dans l’Église.
- En consultation avec l’association pastorale, développer un soutien psychosocial pour les pasteurs. Le travail des pasteurs peut être assez solitaire, de sorte que les problèmes de l’église ou de la famille ne peuvent pas être partagés ou discutés d’une manière qui soit sûre/sécurisée pour le pasteur. Il est nécessaire de créer un lieu (collégial ou professionnel) où le pasteur peut s’épancher sans conséquences directes sur son travail ou son statut.
- En consultation avec le trésorier, créer une commission des bâtiments chargée d’étudier les besoins, les exigences et l’entretien de tous les bâtiments d’église de la Fédération. Dans le cadre de ce processus, ce comité établira également des priorités pour l’achat et l’entretien majeur des bâtiments.

Après avoir étudié la théologie au Newbold College, en Angleterre, Jeroen Tuinstra a commencé à travailler comme pasteur stagiaire à Rotterdam-Zuid et Dordrecht, aux Pays-Bas, en 2000. En 2002, il a été élu responsable national de la jeunesse au sein de l’Union néerlandaise. Il a exercé cette fonction pendant 10 ans avant d’être invité à servir en tant que président de la Fédération belgo-luxembourgeoise. C’est ce qu’il fait depuis 2013, soit depuis 10 ans. Jeroen n’est pas marié et n’a pas d’enfant.